Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

CR 6 Jours sur tapis roulant 2015

Publié le par Manu Ultra Runner

C'était du 4 Janvier au 10 Janvier 2015

 

 

Les larmes et les rires, les joies et les tristesses ont été au rendez vous chaque jour et tout au long de ce superbe défi.

 

Les 6 jours extrêmes ont été une grande réussite malgré les évènements que notre pays a rencontré.

 

 

Rien ni personne ne doit se mettre entre vous et vos rêves, vivez les, donnez du bonheur autour de vous et surtout "Ne rien lacher, jamais".

 

Avant de démarrer ce CR, voici les personnes que je remercie chaleureusement pour leurs soutiens ainsi que pour leurs aides :

 

Céline ma femme, Stéphane Félicité mon ange gardien, Dominique Nuytens le directeur de l'INP, Alain David, Fyfou et Brigitte, Fyfy et Brigitte Segui, Arnaud Amour, Mika(Qui m'a préparé mentalement du mieux qu'il pouvait et croyez moi, c'est toujours pas gagné).

 

Anthony (l'homme qui se rend invisible et pourtant...).

 

Matthias, Melchior, Etienne, Yves Lescure, Mathilde, Jennifer, Béa, Claire, François,

 

Antoine, Clotide, Florian, Valentin, Camille, Arnal et tous les autres élèves de l'INP.

 

Je remercie aussi certain visiteurs de luxe, visiteurs réguliers :

 

Bernard et Mimi, JJ Moros, Antoine dit tonio, Olivier Chaigne (qui m'a aidé sur le plan de course), Anisse, Isasis et Corinne, Fabienne, la Team Beijaflor et surtout Nico, Malik, Tiff et Antoine, Thiery de CERAMIQ et Thibault.

Christophe, Sofia et Nathalie, Jay, Jehann et Kirane.

 

Et les filles de Neuroloco, Mina, Mouna, Marie et Emilie.

 

6 Jours...725Km sur un tapis malfaisant, un engin que je connaissais à peine.

 

J'avais commençé l'entrainement le 16 Octobre pour y mettre fin le 1er Décembre soit un mois et demi de préparation.

 

Mika m'aura donné beaucoup de son temps pour me familiariser avec la préparation mentale, nous nous serons vu une dizaine de fois.

 

Malgré cette nouvelle connaissance, j'ai manqué de maitrise mentale et mon énergie s'est souvent éparpillée.

 

 

Bientôt le temps de l'analyse viendra et cela me permettra d'approfondir avec l'aide de Mika la préparation mentale et de corriger de nombreuses erreurs.

 

La fiabilité du tapis était médiocre, et dès le début un technicien m'a mis en garde qu'il fallait que je laisse reposer le tapis toutes les 2 heures.

 

La vie du tapis pendant ces 6 jours :

 

Arrêts brusques toutes les 1h40'. 

Nous le coupions éléctriquement toutes les 6h pour que monsieur se repose 15'. 

 

Donc voyage sur un engin pas très sympathique, mais rien ne pouvait me décourager.

 

Un voyage au delà de la compréhension.

Objectif 1: tenir 6 jours coûte que coûte.

Objectif 2: Pas moins de 600km.

Objectif 3: Essayer de se rapprocher du record de Mika et si possible le battre.

 

Ensuite tout un tas d'objectifs journaliers pour avancer du mieux possible et prendre du plaisir.

 

FYFOU va réussir un énorme 6 jours avec grâce à un mental hors norme et malgré une fatigue intense, il m'aura aidé du mieux qu'il pouvait et je l'ai aidé comme j'ai pu.

 

FYFOU record man du monde , c'est fort , c'est tellement bon!

 

Mon 1er Jour : 

 

La peur et le doute sont maîtres de cérémonie pour le lancement du voyage.

 

Mes yeux sont embrumés et j'entends à peine les voix qui hurlent le décompte 5 4 3 2 1, c'est parti pour 6 jours.

 

Mon coeur s'emballe, le stress est énorme.

La salle est vite saturée en air, la chaleur monte, 6 jours à supporter ça, je vais imploser.

 

Fyfou me glisse un clin d'oeil de compréhension, ça va être costaud.

 

Toutes les 2 heures je me fais une petite pause, je met mon nez dehors pour reprendre de l'air.

Dans mon esprit, ça se bouscule , les mots reviennent fort et résonnent dans mon crâne d'athlète aventurier "Tu es content d'être là, n'est-ce pas? Tu souffres comme tu aimes?!".

 

Pas de place pour la gamberge, objectif minimum 155km pour ce 1er jour, j'enchaine les foulées courtes et rasantes comme des perles pour faire un collier.

12H de passés, l'assistance fait du bien mais je sais que la nuit sera compliqué car nous allons nous retrouver seulement avec le medecin de garde.

 

J'ai programmé quelques siestes pour ce 1er jour, total 1h15' en 4 siestes...je la joue micro sieste sans avoir testé avant.

 

La fin de soirée est compliquée, je réalise maintenant que le voyage sera immense et semé d'embuches, plus que prévu.

Les medecins se relaient et heure après heure controle notre FC , ils feront ça jusqu'à la 144ème heures.

 

Enorme coup de mou dit le gros "cachou" dixit Fyfou, de 2h à 5h du mat, pas un mot entre fyfou et moi , justes des regards de communion de compréhension, le mal est là, c'est la souffrance, le corps veut se recharger tranquillement.

 

Nous avancons coute que coute.

 

Première nuit, c'est l'acceptation!

Je suis proche du KO mais je sais que je dois tenir, je réduis ma vitesse, je marche, je m'arrose, je mange, enfin je réagis, je teste tout, je veux repartir plus fort plus vite.

 

La nuit est passée le bilan n'est pas fameux, je vais tout de même réussir mon objectif en passant 156km et m'arrêter une heure avant les 24h (11h32), douche, miam miam et petite sieste rapidosse.

 

2ème Jour Objectif 145km :

 

Les jambes sont enfin dans le rythme, le dos et les trapèzes sont au top, le moral est bon.

La première galère physique arrive sans crier gard, LES RELEVEURS.

 

En allant à la douche, j'ai remarqué que mes pieds étaient rouge plus que d'habitude, à suivre je me dis tout bas.

 

Vers 18h je profite de la kiné pour me faire masser les releveurs, ça commence à titiller, je suis inquiet.

 

La kiné se demande ce qui se passe avec mes pieds, elle pense à une réaction allergique mais pour l'instant, on ne touche à rien, on verra l'évolution.

 

La nuit commence, après le repas du soir, je me fais 20' de sieste et je repars, je suis inquiet mes pieds me brulent et les releveurs me lancent vraiment.

 

Cette seconde nuit est plus tranquille à gérer que la première, juste un petit cachou que je gère en faisant une seconde sieste de 20'.

 

Pas trop de folie dans la salle, les étudiants font des relais toutes les 6h et amènent leur bonne humeur . 

 

Fyfou et moi avont passés une plutôt concentré, quelques regards, un ou deux sourires...

 

Mardi matin, fin du deuxième jour 138km soit 294km en 48h :

 

Les galères sont là, il va falloir les gérer, releveurs et allergie :

 

Releveurs, massages répétés et tonique vont limiter la casse et je vais pouvoir courir, temps perdu éstimé entre 2 et 3 heures au total.

 

Allergie au pieds, les pieds sont brulants et rougis, bains de pied froid, très froid, changement de chaussette ( chaussettes femme achetés chez monop env 75% de coton) , temps de perdu 1h.

 

Le troisième jour s'annonce avec un kilométrage faible par rapport au 140km que j'avais programmé.

 

Au total je finirais ces 72h avec 410km dans la musette, cette journée m'a affaibli.

 

Galère sur galère, je broie du noir, les visites des amies me maintiennent la tête hors de l'eau mais je me demande comment je vais faire pour limiter la casse.

 

Je cogite trop, je prend 5' et je vais me relaxer sur mon lit, je réfléchis, je respire lentement.

 

Je n'arrive pas à me relaxer convenablement, mais je réussi à retrouver le bon sens de mon défi , je me refixe quelques objectifs sympa et je remonte sereinement sur mon engin roulant.

 

Faire du kilométrage et prendre du plaisir à chaque fois que c'est possible, sourire et avancer.

 

Les visites d'Olivier Chaigne, d'Isa, de Corinne, de Mimi et Bernard, de Jean-Jacques Moros me font du bien me permettent de continuer mon voyage heureux et sur de moi.

 

Fyfy, oh toi mon fyfy, tu as frappé un grand coup dans mon coeur mon ami, ton aide si prècieuse a été incroyable, de la pure amitié, du partage et surtout ta présence des heures et des heures. Encore merci, et ce petit mot est trop faible par rapport à toute l'énergie que tu m'as donné.

 

Mardi soir, une fois de plus le Musset nous gate, on se régale 15', puis de retour mécaniquement , Fyfou et moi motivés plus que jamais , on épuise nos corps jusqu'au bout de la nuit sans retenues.

 

La nuit prend des allures de concert, musique à fond, joie sur le visage de nos équipières, je me laisse entrainé par ce moment d'euphorie, ça fait du bien.

 

Le mercredi pointe le bout de son nez, je vais éteindre la machine comme toutes les 6h et prendre 15' pour fermer les yeux.

 

00H45 Mercredi, jambes lourdes, très lourdes, depuis le départ, aucun étiremments, aucun assouplissements, c'est parti je m'y met, oulala, ça s'est violent!

 

Plus que 2 jours à tenir, et Alain va arriver, tout va rentrer dans l'ordre, j'y crois, Mika vient par petites touches, ils me regardent et me questionnent, il veut m'aider mais reste en retrait.

 

Mika me montre des chemins qui sont pratiquables et j'essaye de les suivre, que c'est dur.

 

Les cachous se sont rapprochés, et ils sont de plus en plus violent, fyfou et moi subissont l'extrême fatigue.

 

Mercredi midi, pas de douche, petit lavage au lavabo, puis repas puis sieste, cumule des siestes en 72h environ 3h45'.(trop peu et directement lié aux cachous).410KM.

 

Mercredi apm je n'avance plus, va falloir serré les dents, je boite jambe gauche, la marche me fait mal et la course me fatigue.

 

Minimum 100km par jour...Soit 710km si je respect celà, compliqué mais faisable.

 

 

Quand je pense au 822km de Mika, quelle performance incroyable! C'est ce que je voulais savoir, à quel point cette marque est monstrueuse!

 

Je sais déja que si on me demande de refaire une tentative pour battre les 822 de Mika, j'accepterais sans sourciller, je suis déterminé, et pouvoir relever ce genre de challenge est un honneur.

 

Mercredi soir, Stéphane veut redonner une nouvelle vie à mes jambes, je suis pas d'humeur, je suis nerveux.

 

Pourtant, je cède à Stéphane, il me fais un massage, comme jamais on m'avait fait et ce sera la dernière qu'il me fera un massage de ce type malgré son efficacité indéniable.

 

 

Mes jambes ont retrouvées un semblant de tonicité grâce à Stephane, je courotte gentiment.

 

Stéphane, les 6 jours extrêmes, c'est lui, un travail titanesque, pour cette fameuse 4ème nuit on aura le droit à une diffusion sur écran géant grace à un retro projecteur du film RAMBO en VO non sous titré...Super!!!!

 

Je rend hommage à Yves Lescure, un prof de l'école, un podologue, un sacré marathonien, son sourire et son aide ont été merveilleux.

 

Yves, c'est notre M.Plus, des pains au chocolat en passant par les Kinder et les omelettes jambons fromage, ses visites nocturnes, son 20km tapis, et surtout ses encouragements répétés.

 

Yves , mercis mille fois.

 

Pour revenir à Rambo, j'ai à peine pu en profiter, la fatigue était trop grande, trop encrée en moi.

 

Sur le tapis, contrairement à la route, je dois rester concentré sur ma foulée et ma posture afin de ne pas tribucher car au moindre écart l'engin lui ne me ratera pas.

 

Pendant 6 jours, j'ai eu une sacré quantité de frayeurs du à des moments d'inatentations.

 

Cette 4ème nuit à eu son charme comme les autres , passer les 500km et avoir des belles visites qui vous encourage à vous dépassez heures après heures.

 

Comme cette visite surréaliste du sprinter Français Jimmy Vicaut, en plein milieu de la nuit avec deux amis à lui, timide, humble me disant simplement bravo et bon courage.

 

Le monde du sprint rencontre le monde de l'extrême endurance, c'était rapide et géant à la fois.

 

Je finis le 4ème jour avec 520km au compteur.

 

Quand je fais des pauses, je met de plus en plus de temps à revenir à la course sur le tapis.

 

L'extrême fatigue à fait son oeuvre, j'essaye de garder une attitude digne en toute circonstance malgré les doutes et les douleurs.

 

Les moments de plaisirs sont tout de même nombreux, les sourires m'aident et parfois m'enchantent, le vrai carburant est là, au delà du mental, c'est l'energie que les autres m'ont donnée qui m'a permis d'aller au bout de cette aventure.

 

Le cinquième jour, c'est coute que coute faire 100km!

 

Les heures passent parfois lentement et parfois à une vitesse surprenante, les moments d'absences permettent ce saut en avant de 13h à 17h par exemple, inexplicable, hallucinant.

 

La nuit va arriver subitement, et Alain arrivera vers 2h du matin, je boite quand je marche et quand je cours les coups de poignards sur les tibias sont réguliers mais supportables.

 

J'essaye de courir quelques centaines de mettre pour chaque kilomètre, les chiffres du compteur se mélangent, s'entrechoquent, je crois savoir ou j'en suis et pourtant j'en sais rien.

 

Mika me demande de finir la journée au moins à 621km et si possible pousser à 625km, j'y crois mais va falloir remettre le bleus de chauffe car il est déjà 21h passé et j'ai à peine franchi les 555km.

 

Je gère au mieux mes piques d'euphorie même si j'adore en profiter pour mettre un peu d'ambiance et rigoler avec les personnes présentes.

 

L'idée pour réussir à faire du kilométrage, c'est de rester sur le tapis quoiqu'il se passe, quelque soit vos envies, avancer contre le temps qui défile.

 

KM PAR KM, j'ai le sourire quand je m'aperçois que j'ai tenu plus d'une heure sans descendre de l'engin, la vitesse est ridicule mais je me console par cette distance total qui augmente petit à petit.

 

Minuit, envie de dormir, coup de bambou ultra mal plaçé, cachou de tous les diables.

 

 

Je résiste jusqu'à 1h du matin environ et finalement Céline m'emmène me coucher, instant de réconfort, 40' au total, peut-être 25' de vrai dodo.

 

Réveil brumeux, à chaque sieste celà devient de plus en plus dur, les muscles sont choqués, mon corps hurle son besoin de repos et pourtant ma tête continu à commander des km au père noel.

 

Je rentre dans la salle concentré et frigorifié, je sens une présence dans mon dos, une voix que je connais...

 

Alain est là, à peine la force de lui sourire, pourtant je suis tellement heureux de le voir, l'amitié puissance 1000.

 

Je monte sur le tapis très lentement, deux blousons sur le dos comme après chaque sieste.

 

Lentement, j'appuie sur le bouton, j'augmente la vitesse, vitesse granp-père en action, oulala c'est trop rapide, aie, cheville gauche, je sais, entorse légère .

 

Le réveil après les micro siestes, c'est environ 30' pour se chauffer, et le plus drôle, c'est qu'au bout d'une heure, tu as envie de t'arrêter mais le problême c'est que tu te refroidi aussi vite.

 

Je multiplies les massages avec les équipiers, avec Fyfy , et avec qui veut, ça soulage un instant mais c'est vraiment agacant, le froid le chaud .

 

Coupés du monde le plus souvent très loin dans notre univers, Fyfou et moi avançons aux rythmes de nos énergies qui varient souvent brutalement.

 

Hâte comme chaque jour d'arriver vers 11h30 pour arrêter la journée et profiter d'un bon repas et d'un peu de repos avant de rebasculer sur un nouveau 24h...une cadence minutée que l'on intégre machinalement tel des robots.

 

J'aurai du finir à 620km mais pour faire plaisir à Mika, j'ai poussé jusqu'à 621km pour cloturer ce 5ème jour.

 

 

Dernier jour, mes yeux absorbent tout l'environnement, les lieux et les personnes, dans 24h, j'en aurais fini de ce 6 jours insolite et hors du temps.

 

Le tapis, un engin motorisé qui vous entraine parfois haut mais pas souvent, son but et de vous expédiez hors de sa surface, il veut se libérer de votre poids, j'ai lutté contre lui.

 

Faire du kilométrage, et se dépasser, aller au delà de son soit disant niveau et pour moi savourer mon endurance.

 

Arriver à se mouvoir à n'importe quel prix, bouger même dans les contextes physiques et physiologiques les plus durs.

 

Arnaud, Alain, Fyfy, Fyfou, Stéphane, Céline sont là, Mika serait là aussi avec Thibault...

 

Pour eux, je dois encore faire 100km, ça parait si peu quand on n'est au début d'un 6 jours mais là, ca va être de l'alpinisme.

 

Début d'après midi, il y a comme une tristesse de savoir que l'on va bientôt en finir.

 

Mon pied gauche ressemble à une immense patate, cheville gauche hors service.

 

La tristesse pour la fin de cette belle aventure mais biensur le soulagement de savoir que l'on va réussir notre challenge.

 

Heure après heure, l'inéductable fin approche, je ne sais plus si je profite ou subis ces dernières heures.

 

Au moment ou j'écris ces quelques lignes pour ce CR, j'ai l'impression que tout ça n'était qu'un rêve et pourtant je suis marqué à vie par cette aventure.

 

En ligne de mire les 700km, et à côté de moi, l'incroyable Fyfou lutte jusqu'au bout pour décrocher ce record du monde, il est immense mon frangin d'extrême endurance.

 

Je marche sur le tapis, et à tour de rôle, Alain , Fyfy, Arnaud et Stéphane me relance pour que je cours ces quelques kilomètres qui me ménent vers une marque exceptionnelle pour moi.

 

 

Fyfou et moi, on a donné tout ce qu'on avait, on a fait le job et par dessus tout on a rendu hommage à notre Mika.

 

 

Cette dernière nuit est étrange, elle passe comme-ci elle n'avait pas existée, les kilomètres parcourus sont faibles.

 

 

Le matin, les omelettes arrivent, Fyfou et moi mangeons en tête à tête, nous nous échangeons des regards d'amitié intense, on est là mais si loin à la fois, dans notre monde virtuel à se shooter à l'endurance si réel.

 

 

Nous repartons l'un à coté de l'autre sur nos engins respectifs, les yeux rivés sur l'horloge, mes jambes décident de courir pour finir cette expèrience en montrant à l'assistance que malgré les jours écoulés, je suis encore capable d'aligner les kilomètres en courant.

 

Céline qui était parti chercher mon fils, revient , mon petit homme est là, tout sourire, tout curieux, un des moments les plus forts du 6 jours, c'est la première fois que Giovanni me voit courir une épreuve en direct.

 

Les déchargent d'adrénaline se succèdent et j'en profite pour immortaliser ce moment au plus profond de moi, je suis heureux.

 

La dernière heure est magique, entre félicitations et encouragements, les proches sont là, mes amis, ma femme et mon fils, je cours sans douleurs.

 

 

5 4 3 2 1 FINI....Explosions de joie énorme !!! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commenter cet article